Bagadoù


Les ensembles de BAS 35

La fédération compte à ce jour 13 Bagadoù et 3 Bagadigoù. Certains d’entre eux accompagnent le développement de BAS Bro Roazhon depuis ses débuts, alors que d’autres font leurs premiers pas.

Le Bagad de Saint-Malo

C’est au début des années 50 qu’une poignée de passionnés fondent le Bagad « Quic-en-Groigne ». Les débuts sont difficiles, tout reste à créer, à apprendre, à inventer. Entre les fondateurs des années 50 et les jeunes qui rejoignent le bagad aujourd’hui, il y a une aventure humaine et musicale exceptionnelle. En 1982, le Bagad accède à la première catégorie. Parallèlement à cette évolution dans la « cour des grands », le Bagad collabore plus étroitement avec le Cercle Celtique afin de présenter un véritable spectacle : plus complet, plus construit, plus vivant. Ce qui a permis de nombreuses rencontres avec les musiciens issus d’autres univers. Le Bagad est devenu un véritable orchestre présentant une musique puissante aux arrangements audacieux et à l’esthétique brillante. Le groupe « Quic-en-Groigne est sous la présidence de Joël Clément.

Le Bagad de Redon

        En 1956, le Bagad « féminin » Nominoë de Redon est créé par M. De Sonis.. En 1966,  sous la présidence d’André Le Roux, le groupe quitte Kendalc’h pour BAS et s’étoffe grâce aux formateurs que sont à l’époque Jean Pierre Pichard et Bob Haslé. Dans les années 70 le bagad se tourne vers le Morbihan pour suivre des cours et préparer les concours de seconde catégorie. Au sommet de son art, il se déplace dans toute l’Europe et présente la culture bretonne. Dans  les années 80, les défections féminines font que l’effectif reste insuffisant pour éviter quelques années de sommeil…En 1995, les nouveaux statuts ouvrent le Bagad à tous; un redémarrage qui s’opère avec l’aide de Philippe Jégou et Patrick Pouhaër. 1999 – 2000 voient le départ de ces responsables musicaux; il reste alors un noyau d’une dizaine d’amis sonneurs. En 2002 le bagad se reconstruit sous l’impulsion d’un nouveau bureau, l’expérience de la présidence d’André Le Roux et la création d’un nouveau poste « responsable de formation » assuré par Loïc Souchet. Il est défini une nouvelle stratégie de développement. Le Bagad Nominoë devient, pour sa formation, partenaire de l’Ecole de Musique Traditionnelle du Groupement Culturel Breton  puis pour exprimer sa volonté, organise également dans sa ville, l’assemblée générale de BAS 35. En 2003, l’arrivée de nouveaux enseignants renforce  le groupe et les effectifs ne cessent de croître. Son affiliation BAS passe de bagad « en formation » à bagad « de 5éme catégorie ». En 2005, Premier concours avec classement à Carhaix. En 2006, sous la présidence de Loïc Souchet, le bagad modifie ses statuts pour devenir le Bagad Nominoë « du  Pays de Redon ». En 2008 le groupe, mené par son Penn Soner Xavier Guillotel, développe sa qualité musicale et termine finaliste au Championnat de Bretagne de 5éme catégorie à Carhaix. En 2009, le bagad accueille l’Assemblée Générale de BAS 35 et confirme sa progression  en devenant pour la 2éme année consécutive champion d’Ille et Vilaine de 5éme catégorie à Dol de Bretagne. Le Bagad Nominoë du Pays de Redon continue aujourd’hui à grandir en maturité, il se fait connaître par ses animations sur un territoire local à l’intersection de 3 départements et de 2 régions et il perfectionne son identité de Pays dans le terroir Gallo Vannetais.

Le Bagad de Dol de Bretagne

Fondé en 1961, le premier groupe folklorique de Dol prend le nom d’un jeune prince, Judwal, compagnon de saint Samson, avec lequel fut rétablie la monarchie légitime de Domnonée. L’ensemble de musique et danses remet au goût du jour les airs traditionnels et populaires du pays de Dol. L’idée de créer cet ensemble est suscitée par l’attrait provoqué par la fête des Bruyères de Dol en 1960. Entre 1963 et 1976, le bagad et cercle Judwal est adhérent à la fédération Kendalc’h. Hélas, en 1976, le groupe n’est plus que l’ombre de lui-même, et le problème récurrent des locaux oblige à émigrer à St-Méloir-des-Ondes. Léthargique, il disparaît en 1980. C’est à cette date que les frères Le Castrec-Costard relancent la machine, et fondent le Piblaz Dol Vreizh. Ce même ensemble prend, en 1992, le nom an Hanternoz (nord ou minuit en breton, nom relatif à la situation géographique de la cité doloise). A l’instar de Judwal, il s’émancipe alors de la tutelle d’une autre association, notamment grâce au soutien de la municipalité Esneu. Le bagad accède à la 3ème catégorie en 1997, puis à la 2nde en 2005. Entre temps, il a créé son bagadig en 2000. Le groupe se présente désormais avec un nouveau costume, création récente inspirée du thème des gargouilles, dont la cathédrale saint-Samson de Dol est ornée, et des couleurs bleu et jaune de la ville. Il est présidé par Dominique Le Castrec.

Le Bagad de Vern sur Seiche

Formé en 1975, le Bagad de Vern-sur-Seiche a repris, il y a une dizaine d’années, le nom « Kadoudal », précédemment porté par un Bagad de Rennes aujourd’hui disparu. Avec la mise en place du 2ème bagad-école en Bretagne dès les années 90, une très grande place est donnée depuis l’origine à la formation des jeunes dans tous les pupitres. Au sein de cet ensemble traditionnel, qui évolue depuis 1991 en seconde catégorie, mettant en valeur un répertoire musical riche et varié. La fidélité à l’esprit d’origine est encore largement partagé, puisque aujourd’hui encore, une dizaine de musiciens, sonneurs et batteurs de la première époque, sont encore partie prenante du Bagad de Vern-Sur-Seiche, pérennisant ainsi le nom de « Kadoudal ». D’un point de vue étymologique, « Kadoudal » signifie en breton « Le guerrier qui retourne à la guerre », et littéralement « Le guerrier aveugle ». Le Bagad est actuellement sous la présidence de Bob Haslé.

Le Bagad de Vire/Saint-Lô

Après la guerre 39-45, beaucoup de bretons sont venus renforcer les équipes de reconstruction de la ville de Vire. En 1972, ils ont eu l’idée de créer l’Amicale des bretons de Vire. Pour la ville de Saint-Lô, le cas est différent car c’est une ville principalement administrative. Des bretons ont été mutés dans les administrations Saint-Loises. Ils se sont regroupés et ont créé l’Amicale des bretons de Saint-Lô. La Kevrenn An Daou Loupard est née en septembre 1995 de la fusion de ces deux groupes normands : le bagad de Saint-Lô et celui de Vire. En 1999, elle est sacrée champion de Bretagne de troisième catégorie au Festival Interceltique de Lorient. C’est ce titre qui lui a permis d’évoluer pendant de nombreuses années en seconde catégorie. Durant l’année 2000, la Kevrenn s’est offerte une année sabbatique tout en poursuivant la formation et la restructuration complète du Bagad. La Kevrenn est en quelque sorte une « grande famille » où chacun a un rôle important et déterminant pour la cohésion du groupe. Dix ans après sa création, elle décide de se représenter en cinquième catégorie où elle démontre une nouvelle fois son excellent niveau en se classant 2ème de la finale de Carhaix. Ceci leur permet donc de participer cette année encore aux concours en 4ème catégorie.

Le Bagad de Cesson-Sévigné

Créé au sein du Cercle Celtique de Cesson-Sévigné, le Bagad Soazon-Sevigneg participe pour la première fois à un concours en 1988. Il évolue aujourd’hui en seconde catégorie. Cet ensemble a également su développer une structure de formation dans tous les pupitres, lui permettant ainsi la création de son propre bagadig en 1998, à l’initiative de Robert Guernigou et Ronan Jégo. Les musiciens du Bagad portent le gilet et le costume arboré par les hommes de la région rennaise en 1850 : un gilet écru agrémenté de quelques touches rouges, d’un revers d’encolure à caractère et d’une ceinture. Le Bagad de Cesson-Sévigné est sous la présidence de Yann Busnel; Vice-Pésident: Antoine Lamballais.

Le Bagad de Saint-Grégoire

        Le 21 juin 1992 à l’occasion de la fête de la musique, Alain Joguet décide de sortir sa Gillander & Mc Leod dans une rue de Liffré. Au son de cette cornemuse, Daniel JOSSEAUME le rejoint. avec sa Dorig. Le groupe est né.
        Ils vont créer, le premier comme trésorier, le second comme président : l’ « Amicale des sonneurs de Liffré », ensuite renommée « bagad War zu an Oabl ».
        En début d’année suivante Michel Bellebon avec sa Gillander & Mc Leod puis le jeune Hervé GUEGUEN à la bombarde vont imposer les partitions à tous. Hervé se charge des partitions, Michel de l’entrée à BAS et de la formation. Le premier batteur, Yves LAUTRAM, originaire de Cesson, arrive en cours d’année à la grosse caisse que Daniel récupère dans son ancien bagad normand. L’année suivante arrivent deux anciens de la Kevrenn de Rennes en particulier Jean Gilles qui deviendra l’une des chevilles ouvrières du bagad et de BAS35.
        Le bagad participe en 1996 à son premier concours de Lorient, en 4e catégorie. A cette époque, la cinquième catégorie et les bagadigoù n’existaient pas.
             Le bagad s’est produit à l’étranger (Allemagne, Pays de Galles).
         Depuis 2008, le bagad s’emploie à la formation des jeunes en 5e catégorie pour leur permettre d’accéder au jeu d’ensemble, aux concours, à la musique traditionnelle de Haute Bretagne et du Pays Gallo.
        Depuis 2010, le groupe porte le surnom d’un officier chouan : bagad Diaouled Sant Gregor : le(s) diable(s) de Saint Grégoire.
        Présidents successifs : Daniel Josseaume – Thierry Couvert – J-P Marcel – Michel Bellebon.

Le Bagad de Montfort

Le bagad Men Ru situé sur la commune de Montfort sur Meu en pays de Brocéliande a été crée il y a une dizaine d’année au sein du Cercle Montfortais présidé par Didier Morin. au regard de sa jeunesse et de la localisation au coeur d’un pays rural et péri-urbain, les priorités ont été données à la formation technique avec l’aide de BAS, le soutien à la création et à la diffusion de toute forme de musique à base traditionnelle afin de conserver ses jeunes musiciens, d’éviter la surenchère technique uniquement musicale.

Le Bagad de La Richardais

Pierrick Lécuyer décide en 2000 de créer un Bagad et un Cercle Celtique à La Richardais (près de Saint-Malo). Avec Jean-Paul Le Fur et Gilbert Le Meur, ils commencent par mettre sur pied le Bagad, car n’ayant pas les moyens d’investir à la fois dans les instruments et les costumes, ils laissent le Cercle « en sommeil », bien que dispensant des cours de danse. Le Bagad porte le nom « Douar ha Mor », Terre et Mer » : pour faire remonter jusqu’à Dinan leurs produits de la terre, les paysans du Pays de Pleurtuit venaient à la Gueuza. Lieu qui à l’époque, voyait naître des bateaux dans ses chantiers navals pour la grande pêche, la pêche côtière et le cabottage. C’est en mémoire de tous ces gens célèbres ou inconnus, qui ont écrit à leur façon l’histoire de la région, que l’association s’appelle ainsi. Sous la présidence de Jean-Luc Derrien, le Bagad de La Richardais joue en cinquième catégorie.

Le Bagad de Châteaugiron

Issu de La Rimandelle, école de musique traditionnelle, le Bagad « Kastell Géron » de Châteaugiron est de création récente (juin 2001). Le Bagad est régulièrement sollicité pour animer des fêtes privées ou publiques. Les plus marquantes ont été les deux journées de la fête de la Mer à Port-en-Bessin (14) et la récente Foire internationale de Rennes. En 2006, il s’est confronté aux meilleurs Bagadoù de cinquième catégorie à Carhaix. En 2007, le bagad a foulé la pelouse du Stade Rennais pour la Nuit Celtique. Grâce aux efforts de formation consentis par le groupe avec les formateurs bénévoles et salariés, le bagad (sous la présidence de René Rahuel) progresser.

Le Bagad de Fougères

Fougères, 28 octobre 2002, 21h. C’est le rendez-vous que se sont fixés Gwendal Clérivet, Jean Clérivet, Paul Tesnières, Gustave Brizoux, Richard Herry et Meriadeg Chauviré, en vue de fonder un bagad. Des contacts se nouent pour mener à des rencontres plus ou moins fructueuses avec des associations fougeraises de musique traditionnelle comme l’AFAP ou le bagad Raoul II (non adhérent à BAS). Les membres fondateurs doivent alors plancher sur les statuts. Le Bagad aujourd’hui nommé Bro Felger réunit des sonneurs du Pays de Fougères entre répétitions, concerts, concours et animations populaires. Situées aux Portes de Bretagne, la cité médiévale, riche d’une tradition musicale traditionnelle affirmée (prix Froger-Ferron, Fête de la Bouèze, éliminatoires du Kan ar Bobl, …), se voit dorénavant représentée lors des joutes printanières et estivales de Bodadeg Ar Sonerien. Lors de son premier concours à Carhaix, en 2003 ; le Bagad accéde à la quatrième catégorie. En 2005 il intègre la 3ème catégorie du Championnat National des Bagadoù. Cette jeune formation de la fédération Bro Roazhon compte à ce jour plus d’une cinquantaine d’adhérents. En effet le dynamisme des sonneurs confirmés gagne un jeune public formé au sein de son bagad école par des enseignants professionnels ou bénévoles.

bagd bro felger

Le Bagad de Rennes

La création du Bagad Roazhon date du 1er Avril 2004. A partir de cette date, tout s’est passé très vite : inscriptions pour la formation, recherche de locaux, contacts avec des musiciens et la municipalité… Des animations se sont déroulées au mois de juin dans six écoles primaires de Rennes pour présenter la musique bretonne, les instruments et le Bagad. La formation donne une priorité à l’écoute. La musique enseignée se base sur les traditions musicales en Bretagne mais s’ouvre également aux richesses des traditions populaires des autres pays. Composé d’une vingtaine de sonneurs, le Bagad s’est fait remarqué notamment au Jardin Moderne pour la Fest-Yves 2006 ou bien pour la Fête de Skeudenn le 11 Juin 2005, en collaboration avec le Cercle Celtique de Rennes.

Le Bagad Dor Vraz d’Argentré du Plessis

Le Bagad est officiellement créé le 23 Octobre 2009. La ville étant située sur les Portes de Bretagne, l’idée est venue de nommer le groupe « Dor Vraz Bro Argented » qui signifie « La grande porte du pays d’Argentré »